Écologie de la construction

Enjeux
Ce n’est pas seulement le chauffage d’un bâtiment qui consomme de l’énergie, mais aussi sa construction. En réalité, l’énergie consommée lors de la fabrication des matériaux et la construction du bâtiment peut représenter plus de la moitié de l’énergie totale consommée par le bâtiment au cours de sa vie. L’énergie grise est donc loin d’être négligeable.


Approche
Même si les méthodes quantitatives peuvent se révéler précieuses pour évaluer l’empreinte environnementale d’un ouvrage, elles occultent des questions que la sensibilité de l’architecte et de l’ingénieur est plus à même de traiter. En effet, il est par exemple possible d’isoler un bâtiment avec du polystyrène tout en le qualifiant d’écologique à grand renfort de bilan d’énergie grise. Pourtant, le bon sens permet tout de suite de se demander ce qu’il adviendra du polystyrène lors de la première rénovation du bâtiment. Pourra-t-il être recyclé ou bien sera-t-il enterré quelque part à défaut de mieux ? Que se passe-t-il si la moitié des bâtiments d’une ville est recouverte de polystyrène ? Comme l’a si bien dit l’architecte Kengo Kuma, l’essence du développement durable est de vouloir construire un environnement agréable en tant qu’être vivant. Or, l’agrément est d’abord une affaire de sensibilité et de plaisir, maintenant et dans le futur.

Sur le plan technique, notre intérêt (non exclusif) se porte en ce moment vers l’utilisation d’isolants naturels, comme les laines végétales, les bétons de chanvre ou la paille. Nous pouvons intégrer des experts de ces matériaux dès les premières phases d’un projet.